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Amélie Nothomb, la soif du bonheur

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Ou comment écrire du bout de l’âme ?

Introduction

Lorsque tu lis du Amélie Nothomb pour la première fois, deux possibilités s’ouvrent devant toi : t’aimes, ou t’aimes pas !

Pas de juste milieu avec cette écrivaine entière qui ouvre dans ses écrits des univers aussi riches que variés, aussi communs que nouveaux, aussi déroutants que lambdas.

Elle explore les êtres, l’environnement dans lequel elle évolue, les textes, les religions qu’elle rencontre.

Avec elle, tout semble possible, tout semble fou, et tout semble vrai.

Vous l’aurez perçu, j’adore lire Amélie Nothomb !

Je suis du côté des “J’aime”.

Amélie Nothomb, la femme

Amélie Nothomb est née à Kobé, au Japon en 1967.

Fille d’un diplomate belge, elle passe les cinq premières années de sa vie au Japon.

Elle grandit ainsi, de voyages en voyages découvrant de nouvelles cultures, et nourrissant son esprit observateur et son génie créateur.

En 1984, elle rentre sur Bruxelles pour faire des études de philologie romane.

Toujours un peu en marge, elle cultive son goût pour l’écriture, dans laquelle elle se réfugie.

Car son côté atypique, elle parle couramment latin à 15 ans, et issue d’une éducation multiculturelle, la laisse parfois dans une forme d’isolement auprès de ses camarades occidentales.

Après l’obtention de son diplôme, elle décide de repartir vers sa patrie d’origine: le Japon, pour faire un stage en tant qu’interprète, dans une grande entreprise de Tokyo.

Cette période de décadence marquera pour elle l’inspiration d’un de ses plus grand roman: Stupeurs et tremblements, en 1999.

Amélie Nothomb, l’écrivaine

C’est en 1992, qu’Amélie Nothomb publie son premier roman: Hygiène de l’assassin.

Un succès immédiat auprès du public, et de la critique, qui élève Amélie Nothomb au rang d’écrivaine, avec comme tonalité une grande originalité, à travers le personnage de son roman, et la forme de ses dialogues.

S’en suivent des romans tout aussi brillants, où Amélie Nothomb joue de la fiction à l’autobiographie.

De son deuxième roman, Le sabotage amoureux en 1993, où elle narre son enfance en Chine, et ses premières amours, à Stupeur et tremblements, en passant par la Métaphysique des tubes en 2000, où elle offre une réflexion sur la vie, le néant, et Dieu, elle a toujours auprès du public le même succès.

On aime son écriture riche, ses phrases bien tournées, son humour inattendu, et son esprit pertinent.

Lorsque je me plonge dans un Amélie Nothomb, je pose près de moi un dictionnaire, toujours, car, elle m’apprend des mots inédits, et me permet d’approfondir certaines de mes idées, et d’y voir un jour nouveau.

Personnellement, j’adore lire ses romans, et apprendre à travers ses écrits, ses émotions, et ses expériences.

Soif, son dernier opus

Quand j’ai vu qu’Amélie Nothomb sortait un nouveau roman, en bonne fan que je suis ^^, j’ai couru l’acheter, d’autant plus, qu’il concourait au prestigieux prix Goncourt !

« Pour éprouver la soif, il faut être vivant ».

Avec ces quelques mots, tout est dit, et surtout s’ouvre au lecteur une aventure extraordinaire, ou très ordinaire, à vous de juger.

Dans ce roman, elle donne, avec sa plume si reconnaissable et inimitable, la parole à Jésus.

Sous la voix et le souffle de Jésus, elle nous raconte les quelques heures vécues avant sa crucifixion.

Et c’est juste sublime.

Jésus, être incarné, humain de chair et d’os, homme de sentiments et d’émotions, fils, amant, ami, nous ouvre son coeur, et son esprit dans un texte rare et envoûtant.

A la lecture de ce récit, pourtant connu, les minutes sont suspendues, et on vit, avec lui, on souffre avec lui, on se souvient avec lui, on a soif avec lui et on se résilie avec lui.

Quelle puissance dans la description, et quelle force dans l’expression. Tout sonne juste et vrai, et c’est déroutant.

Impossible pour moi de lâcher ce texte une fois commencé !

Une seule envie lire, lire, et lire.

Amélie Nothomb nous fait un cadeau, elle nous transporte, et nous fait le don des dernières heures de vie du Christ et de ses pensées.

C’est merveilleusement mystique et réel.

Conclusion

Ainsi, c’est un véritable bonheur de se plonger dans les romans de cette écrivaine si talentueuse, généreuse, complexe et simple à la fois.

En effet, j’adore la plume d’Amélie Nothomb, et j’admire aussi la femme. Sa sensibilité, son incroyable force et fragilité, et son humour élégant.

Il est essentiel, de se réserver des moments de bonheur, à nous et pour nous.

La lecture de Soif, même si j’ai beaucoup pleuré (et oui, c’est comme ça ^^), a été pour moi une pause fabuleuse dans ma journée, et surtout un instant où, comme par magie, je n’étais plus là dans mon lit, mais à côté de Jésus, tel un observateur conscient de l’histoire en construction.

Divin cadeau d’Amelie Nothomb. Merci.

Je voulais absolument partager avec vous ce livre coup de coeur et son écrivaine si inspirante.

Je vous laisse découvrir ce roman, et suis impatiente de lire vos retours.

Prenez soin de vous.

Et n’oubliez pas vivez la vie que vous voulez.

Bibliographie:

Hygiène de l’assassin d’Amélie Nothomb

Le sabotage amoureux d’Amélie Nothomb

Stupeurs et tremblements d’Amélie Nothomb

Métaphysique des tubes d’Amélie Nothomb

Soif d’Amélie Nothomb

Sitographie:

Site Officiel d’Amélie Nothomb

Crédit Photo:

Photo 1 Amélie Nothomb : ©️ Catherine Cabrol et Marianne Rosenstheihl

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2 commentaires

  • antoine saric

    Léotilde , Je partage tout a fait votre point de vue sur l’auteure belge et sur sa manière d’écrire.
    Il faut savoir que la profondeur de son écriture peut provoquer des vagues déferlantes …

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