Le Labo de Lettres

Le Petit Bijou, un Grand Bonheur.

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Ou comment ton petit bonhomme de 2 ans t’accompagne vers des bonheurs simples et vrais?

Etre maman solo, n’est pas tous les jours aisés.

Comme vous le savez, j’élève seule depuis ses 10 mois mon petit bonhomme, âgé aujourd’hui de 2 ans.

Il arrive parfois, que cette solitude soit excessivement lourde à porter face à certaines convenances communautaires.

Les stéréotypes encore et toujours, ou l’art de croire à la famille rêvée

Mort à Walt Disney et Barbapapa

Je vous l’accorde, je suis un peu rude concernant le sort de ce cher Walt, ( même si feu Walt ^^, et ce pauvre Barbapapa chargé de famille avec ses 7 enfants).

Ce que je souhaite souligner ici, c’est surtout le fait que depuis notre naissance nous sommes conditionnés!

Je vous épargne l’étape des “filles en rose avec des poupées”, et des garçons en bleu avec des voitures”.

En effet, depuis tout petit, on nous sert des contes à “l’eau de rose” (merveilleuse expression ^^) et des dessins animés, où la famille c’est merveilleux, et le prince charmant sera toujours là pour nous sauver ! Famille idyllique, histoire d’amour rocambolesque, et malgré les épreuves, tout fini toujours bien: « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».

C’est ça oui !! On y croit!!…

A part Inès Reg avec son célèbre : « C’est quand que tu vas mettre des paillettes dans ma vie Kevin ?» (dédicace, je l’adore), qui vraiment me fait rêver… et reflète tellement bien cette réalité déroutante, pour le reste… je n’y crois plus !

Fin du règne de la naïveté, choc frontal

Le pire , c’est que toutes ces histoires, tu veux y croire!

Surtout à 15 ou 20 ans ( je suis peut-être un peu en retard…^^)! Tu joues à la princesse, et… tu attends, attends, attends, longtemps voire très longtemps, le prince charmant.

Et là, un jour, miracle, tu le croises ! C’est lui ! L’homme de ta vie ! Vous voyez les paillettes !^^

Tu fonces, bien sûr, t’es une princesse !

Et là …”bam”, une bonne gifle de déception vient heurter ton coeur.

Tu relativises, tu te relèves, et tu te dis: « Aller, ça peut arriver, on peut tous se tromper, le premier n’est pas forcément le bon. T’es pas comme tes parents, en même temps, c’est pas la même génération. T’as compris des choses. Le prochain ce sera génial ! C’est sûr! » Et le pire c’est que tu y crois à ton joli discours intérieur.

Tu récidives.

Tu tombes amoureuse pour la deuxième fois. Une fois encore, tu donnes tout, t’es une princesse ! Et “re bam” dans ton coeur !

Je vous dispense des fois suivantes, car de toute façon c’est le même process !

Bienvenue dans la réalité.

Le choc est rude, soyons honnêtes. En tout cas, personnellement, je n’y étais pas préparée.

Pathétique ou presque

Evidemment, à cet instant 3 possibilités, vous êtes:

✏️ Dans l’empathie: «Oh la pauvre ».

✏️ Dans la consternation : «Quand même, elle choisit mal, faut arrêter le monde des Bisounours ».

✏️ Dans la résonance : «C’est dingue, c’est exactement ce que j’ai ressenti et vécu ».

Ce qui est frappant, c’est que d’une manière ou d’une autre, ce schéma parle à tout le monde. Avec plus ou moins de distance, certes, pourtant, il est bien présent dans notre génome de croyances acides enfantines.

Heureusement, la maturité (hum hum^^) nous permet de quitter un peu ce cercle vicieux du pathos.

Et peu à peu, péniblement ou pas, rapidement ou pas, nous sortons de ce marasme affectif.

C’est là que je me dois d’être honnête… on s’en sort ou pas.

Ce blog n’est pas né par hasard.

Vous le savez dans mon laboratoire, on expérimente, on essaie de comprendre et on découvre.

Le but c’est toujours le faire ensemble, et chacun à son propre battement de coeur.

Briser ce carcan, mon secret

Prise dans les filets de la pression sociable, j’ai malgré tout réussi à m’enfuir !

Comment me direz-vous ?

Une clef 🗝.

Ecouter son coeur.

Je m’explique.

Comme beaucoup de gens, j’ai voulu être celle que tout le monde aimerait, celle qui serait appréciée par tous et surtout celle qui ne décevrait jamais.

Or, si je prends un peu de recul, et que j’observe : peut-on vraiment plaire à tout le monde ? Non, bien sûr ! Suis-je parfaite ? Non, évidemment ! Quoique…^^.

J’avais oublié ma condition de terrienne.

Etre une humaine, c’est être unique dans sa dualité.

Quand je parle de dualité, ce n’est pas le côté manichéen avec le bien et le mal. C’est simplement, assumer nos défauts, nos côtés plus sombres, et arrêter de nous juger ! Car ces aspects là font aussi notre beauté, et sont aussi là pour nous protéger. Paradoxal!?

A nous de trouver les forces de chaque faiblesse, et peut-être juste les adopter.

En se connectant à notre coeur, à notre intuition, à notre être profond (vous le nommez comme vous le souhaitez), et bien nous vivons, et nous cultivons notre bien-être.

Cela paraît facile en théorie, mais en pratique…c’est largement accessible, promis!

D’ailleurs, je peux vous confier que malgré ma “néophytude” (néologisme quand tu nous tiens^^) dans ce domaine, je ressens chaque jour déjà, même à petite dose, les bienfaits de mon expérience du coeur.

Exemple concret pour preuve !

La réalité au service du bonheur

Dans ma réalité actuelle, plane le bonheur d’être maman, mais avec en filigrane, la grande détresse d’être seule dans mon rôle de parents. Puisque j’ai été élevée dans l’idée que le bon schéma pour réussir sa vie, c’est d’être une famille. Vous imaginez l’échec: suis seule avec mon petit bonhomme…

Pas d’épaule sur laquelle m’appuyer, pas de bras pour me serrer, pas de coeur pour m’aimer.

C’est dur.

Toutefois, je reste concentrée sur ma mission d’accompagner mon petit bonhomme vers son épanouissement personnel. Et je tente au quotidien de lui transmettre de nouvelles inspirations.

Expérimenter une sortie à 2

Je dis expérimenter, j’aurais dû dire renouveler une sortie à deux.

Nous avons déjà eu, bien sûr, l’occasion de faire des activités ensemble. Je ne parle pas des missions banales du quotidien : courses, crèche, ou balades.

Non, j’évoque ces moments loisirs, que normalement tu fais “en famille“.

La dernière en date : la fête de la crèche en juillet. J’y suis allée, pour mon petit bonhomme évidemment, et pour les dames qui gèrent merveilleusement biens tous ces bambins.

Le problème a surgi quand j’ai passé la porte de la crèche.

Vaincre sa peur des regards conventionnels

Que des familles !…

Des vrais familles Barbapapa !

Alors, oui c’est trop beau de les voir s’amuser ensemble. De sentir la complicité du couple observant leurs enfants. De surprendre une caresse, un baiser tendre de l’un envers l’autre. Les enfants qui sautent de bras en bras, heureux d’être entourés de leurs deux parents.

C’est magique et tragique à la fois… Pour moi, bien sûr.

Pas de jalousie, non, juste un énorme vide dans mon coeur.

A cet instant, je me questionne : « Qu’ai-je fait, ou pas d’ailleurs, pour en être là, seule avec mon petit bonhomme? Pourquoi ?»

Et tout-à-coup, j’ai la sensation, irraisonnée, que tous les autres m’observent, en mode “pauvre mère célibataire qui galère“.

Je deviens la pestiférée, à qui personne ne va parler, et à cause de moi, mère indigne qui a tout raté, mon petit bonhomme n’aura aucun copain.

Tout cela est d’une évidence tellement rationnelle !

Ne vous moquez pas! On passe tous par des moments comme celui-ci, où on quitte la Terre pour aller dans le Royaume de Peurs, Paniques, Pleurs, connu aussi sous le nom gracieux des 3 P ^^.

Nous sommes d’accord, que toutes ces pensées présentes sont farfelues.

Néanmoins, sur le moment, quel florilège d’émotions négatives.

Le pire, c’est que même si tu as envie de disparaître et de tout oublier, tu es obligée de faire bonne figure, de garder le sourire, et paroxysme de l’horreur, d’aller vers ces familles pour bavarder !

C’est fou le pouvoir de toutes ces croyances limitantes sur notre cerveau, notre inconscient!

✅ Comment vaincre toutes ces appréhensions ?

✅ Comment faire taire cette voix accablante ?

Arrêter de s’imaginer les pensées des autres sur soi

Don Miguel Ruiz le dit tellement bien dans Les 4 accords Toltèques.

Arrêtons de tout prendre pour nous !

Concrètement, nous ne maîtrisons pas encore le pouvoir de lire dans les pensées (télépathie pour faire plus court) !

Alors d’où nous vient ce besoin de nous torturer les méninges en imaginant ce que les autres pensent de nous?

Ici, j’évoque mon aventure avec mon petit bonhomme et la crèche, mais ce phénomène sévit dans tous les domaines : professionnel, familial, social, amoureux.

La solution est simple.

Elle est en nous ! C’est à nous de décider de rompre avec ce schéma de narration!

L’esprit a une puissance inimaginable. Essayons de l’utiliser concrètement à notre service et non pas l’inverse.

Toujours pareil: simple en théorie… mais en pratique…! ?

Simple aussi!

Une fois la faiblesse repérée, on travaille dessus. On tente de se raisonner. On se crée des mantras (formules positives à répéter). On relit Les 4 Accords Toltèques, et Prendre soin de l’enfant intérieur de Thich Nhat Hanh . On médite 5 minutes.

Savoir reconnaître la simplicité

Nous pouvons nous farder autant que l’on veut, nous mettre des milliers de masques pour nous protéger, nous fondre dans les codes ou nous modeler aux attentes, il y a une chose qui demeure : notre être.

Je vous renvoie à une sublime chanson de Goldman interprétée par Céline Dion : On ne change pas (#faninconditionnelledeJJ^^), où tout est divinement bien résumé.

Je me souviens d’un stage en Communication Non Violente, où notre formateur a fait une métaphore assez significative.

Entre le jour de notre naissance et aujourd’hui, nous nous sommes éloignés de notre être profond. Arrivés sur le quai 3, nous nous retrouvons quelques années après sur le quai 20!

Pourquoi?

Toujours pareil, nous avons mis les casquettes qui correspondaient aux attentes des autres, et nous nous sommes oubliés.

Comment se retrouver, ou du moins se rapprocher de notre être?

L’ingrédient réside aussi dans la simplicité.

En effet, on a tendance à tout compliquer.

Comme si le fait que cela soit trop simple, rendait stérile l’action. C’est FAUX et absurde en même temps !

Il est essentiel de revenir aux sources, et enfin prendre conscience du temps présent.

Être dans notre temps PRESENT, c’est là qu’on vit.

Notre coeur ne tape que sur ce rythme là, notre corps vibre là, seule notre tête (merci Monsieur Mental ^^) nous fait faux bon, et s’entête (jeu de mot toujours ^^) à tout contrôler.

Lâchons prise, et goûtons tout simplement le moment présent, nous n’en serons que plus fort pour créer notre avenir.

Merci à mon petit bonhomme

C’est ainsi, que j’ai décidé d’amener mon petit bonhomme voir sa première pièce de théâtre : Oumtchatcha et le Grizzli au Petit Bijou.

Courageuse je suis !

Enfin, honnêtement la force est venue de mon petit bonhomme.

Tous les deux au théâtre !

Peu importe les regards.

J’ignore ma machine à fabriquer des scénarii (mon mental / ego). Je mets mes peurs de côté. Je décide d’être dans la simplicité. Je goûte le moment présent avec mon petit bonhomme.

Voilà, en gros, les règles que je m’étais fixée pour vivre sereinement et pleinement ma liberté de maman solo.

Et bien ce fut MAGIQUE !

Récit bonheur

Nous sommes entrés tous les deux dans le théâtre, l’accueil a été chaleureux et doux.

Lorsque j’ai posé mes yeux sur lui ! …

Quel régal de lire sur sa “bouille” le plaisir de découvrir un lieu, des couleurs et des odeurs nouvelles. Il était ébahi par toute cette animation.

Et mon bonheur ne faisait que commencer !

Une fois installés dans la salle, au premier rang, s’il vous plait, j’ai pu observer autour de moi des regards bienveillants.

Bizarrement, le poids de la maman solo avait disparu ! J’étais simplement la maman heureuse avec son petit bonhomme, trop beau.

Et comble de tout, c’est que j’ai pu constater que je n’étais certainement pas la seule dans cette situation là.

Alors, sincèrement peu importe les conditions réelles des parents en solo avec leurs enfants ce jour-là.

Ce qui compte, c’est que je me suis sentie avec mon enfant intégrée. Pas de jugement, pas de pression, que des sourires et des regards complices.

Dans l’absolu, entre la fête de la crèche et ce moment, rien n’a vraiment changé, nous sommes d’accord ?

Et bien si, tout a changé ! Evolué devrais-je dire !

J’ai évolué !

J’ai choisi d’être libre dans ma situation de maman solo. Et j’ai surtout choisi de vivre et de profiter pleinement du cadeau de ma vie : mon petit bonhomme.

Deux ans à peine, et il a déjà dans son regard profond le pouvoir de me faire grandir.

On se pose la question : qui accompagne qui ?^^

Une chose est certaine, ce moment fut merveilleux. Walt Disney était presque de retour.

Nous sommes ressortis comblés de cette prestation théâtrale, dansant encore toute la soirée sur le rythme du chant indien de la joie petite Oumtchatcha.

C’est aussi simple que ça.

Conclusion

Ainsi, une belle leçon apprise au côté de mon petit bonhomme.

Peu importe les codes attendus, l’essentiel réside dans le coeur.

N’oubliez pas, on partage, on teste et toujours dans le respect du rythme de chacun.

A votre tour d’expérimenter une chose qui vous fait peur ou vous inhibe, et de la tester!

Osez! C’est une clef!

N’attendez pas d’être PARFAIT, ce mot est terrible car il bloque l’action. Restons juste sur le FAIT! Vous avez compris FAITES, mettez-vous en action.

Ecoutez votre coeur, il sait toujours ce qui est le meilleur pour vous.

Évidemment, il y aura certainement encore des écueils. Toutefois, la vie est un jeu.

Je finirais par cette merveilleuse phrase de Albert Schweitzer: « Le bonheur est la seule chose qui double quand on le partage.»

Je suis impatiente de lire vos retours.

Prenez soin de vous.

Image du petit indien:

Crédit photo: Illustration©️emmanuellecolin.

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