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Les enfants et leurs émotions, bonheur ou pas…

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Ou comment accompagner nos enfants dans l’apprentissage complexe des émotions, pour trouver le bonheur ?

Introduction

Comprendre et accompagner les émotions de nos enfants est un sacré challenge !

Surtout lorsqu’on sait combien les adultes, que nous sommes, ont du mal à gérer leurs propres émotions.

La mémoire de notre propre enfance hantant encore notre inconscient, avec toutes ses souffrances et ses peurs.

Cette Société d’hier dans laquelle nous avons évolué n’est plus celle d’aujourd’hui.

L’écart de génération en génération se creuse, et de nouvelles consciences s’ouvrent, des méthodes se confirment, des outils se créent.

Pourtant, les dinosaures que nous sommes, restent sur des bases académiques obsolètes, préférant priver les nouvelles générations d’une éducation bienveillante, où l’être a le droit d’exister dans toute son entièreté.

Focalisons-nous sur l’enfant !

Comment l’accompagner au mieux et dans le respect de qui il est, pour faire de lui un adulte équilibré, confiant, serein et bon ?

L’espoir est dans la volonté des parents, des enseignants et des éducateurs, qui peu à peu, éveillés par de grands noms (Céline Alvarez, Catherine Gueguen, Isabelle Filliozat, Marion Cuerq…), prennent conscience de leur manque durant leur enfance, leur permettant ainsi de s’ouvrir aux émotions de leurs enfants, élèves, patients ou jeunes

Quotient intellectuel vs quotient émotionnel

C’est quoi une émotion ?

Une émotion, c’est quelque chose qui nous traverse intensément, générant en nous, soit de la tristesse, colère joie ou surprise, par exemple.

A la base, cette émotion naît de nos pensées par rapport à une situation vécue.

Pour rappel, et je vous renvoie à mon article Des émotions aux sentiments, moteurs ou freins au bonheur, notre environnement est neutre, et c’est par nos pensées (cette “petite phrase” dans notre tête) que nous interprétons les choses et que nous générons une émotion positive ou négative. + BALADO!!!!

Si nous comprenons cela, c’est déjà une étape importante, et une véritable clef vers le bonheur !

Car une émotion ne nous tue pas !

Elle nous traverse simplement.

Fort de cette information, nous allons mieux pouvoir gérer le mécanisme émotionnel de nos enfants.

L’intelligence du coeur

Maman d’un petit bonhomme de deux ans, et enseignante pour des jeunes qui ont entre 15 et 30 ans (sacré éventail!), j’en vois parfois de toutes les couleurs !

Alors, très honnêtement pour accompagner tous ces cœurs, je ne crois pas qu’il y ait de “bonnes ou de mauvaises méthodes” (dédicace à Otis dans Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre).

Je crois qu’il faut vraiment se laisser porter par notre COEUR, notre intuition.

Concernant l’intuition, vous pouvez lire mon article sur : L’intuition, le chemin du bonheur.

Nos enfants, nos jeunes n’attendent pas que nous soyons parfaits, cela est une idée véhiculée par les croyances lourdes Sociétales. Ils nous veulent juste humains.

Explorer, exploiter l’intelligence du coeur, nous éveille et nous connecte à l’être.

L’intelligence du coeur c’est de savoir aimer.

Combien de fois, je répète à mes apprenants : « ce qui compte ce n’est pas le nombre de diplômes (cela peut-être bien, mais, dédramatisons), c’est l’intelligence du coeur ! ».

Elle nous permet de mieux vivre, de mieux comprendre l’autre, d’être soi, de s’épanouir, de s’aimer et d’aimer !

Nous sommes des êtres humains, avec toute notre merveilleuse complexité, qui fait notre richesse et notre personnalité.

Apprenons à ÊTRE, avant de vouloir FAIRE.

Le sens des émotions

Nos enfants, des bulles d’émotions

Le premier mode d’apprentissage de nos enfants se fait grâce au mimétisme.

Ils nous observent, puis nous imitent.

D’où l’importance pour nous adultes, de donner l’exemple !

Cette méthode est bien plus efficace, car naturelle, pour l’apprentissage, de la politesse par exemple.

Et c’est déclinable pour tous les domaines.

L’enfant se nourrit de ce qu’il voit et de ce qu’il ressent, c’est une éponge !!

Ce qui signifie que l’enfant peut aussi apercevoir nos côtés obscurs !

C’est à ce moment là qu’il faut bien être positionné et clair avec nous-même, pour l’être avec lui.

En tant qu’adulte, et humain, avouons-le, le quotidien est parfois lourd et difficile… du coup, un grain de sable, et on part en “cacahuète” !

Acceptons-le !

On a le droit d’être énervé, en colère, triste, impulsif, maladroit… une fois encore, nous ne sommes pas parfaits. Et heureusement.

Cependant, à cet instant, prenons du recul, et surtout assumons nos émotions.

Après, c’est à nous à expliquer (simplement bien sûr, mais avec coeur, sincérité et clarté), pourquoi nous sommes en colère, par exemple.

Et surtout, si nous sentons que nous avons fauté (c’est pas parce qu’on est adulte qu’on détient la vérité !), s’excuser auprès de l’enfant, on a le droit de dire : « désolé-e », c’est primordial et naturel.

N’oublions pas, nous sommes leurs modèles !

Nous avons une responsabilité énorme !

Les émotions ont un sens

Une émotion est une vibration qui nous traverse, elle est porteuse d’une intention.

Nous sommes, de base, équipés pour les vivre (on ajuste oublié un peu ^^).

Offrons à nos enfants la possibilité de les vivre, de les exprimer, d’évoluer avec, de se libérer, d’être !

Première étape :

⭐️ Accepter que l’enfant puisse avoir une émotion négative.

⭐️ Honnêtement, en général, c’est nous qui détestons sentir notre enfant triste ou en colère !

Deuxième étape :

⭐️ Enlever la crainte des émotions, pour qu’il puisse mieux les vivre.

⭐️ L’enfant découvre le monde et va évaluer ce qui est bon ou pas pour lui.

⭐️ Faire confiance, être juste là si besoin. C’est un cadeau à lui faire. Avoir des émotions, c’est normal.

Troisième étape :

⭐️ Aider à identifier l’émotion traversé.

⚠️ Attention, en mode observateur et accompagnant, on n’intervient pas dans l’émotion.

⭐️ Poser des questions : « Qu’est-ce qui t’arrive ? Qu’est-ce que tu ressens ? Quelles sensations dans ton corps ?… »

⭐️ Partager notre expérience : « Je comprends, la dernière fois, moi aussi, j’ai ressenti beaucoup de colère et de frustration quand… ».

⭐️ De cette façon, l’enfant est rassuré, puisque cela nous est arrivé. Tout est normal et on s’en remet très bien !

⭐️ On peut aussi le guider vers une autre histoire (une autre hypothèse), pour dédramatiser la situation, mais toujours en respectant le rythme de l’enfant.

La boîte à outils aux émotions

Outil 1 : accueil des émotions.

1️⃣ ACCUEIL de l’émotion, qu’elle soit positive ou négative, on a le droit.

2️⃣ NOMMER émotion, guider l’enfant pour qu’il puisse la dire.

3️⃣ REPERER les effets physiques, qu’est-ce qui se passe dans mon corps ? (Sensations chaud, froid… où… légèreté, lourdeur…)

Outil 2 : nouveau scénario.

Ecouter l’enfant, et selon, si il a envie, modifier ou transformer un peu la situation.

Lui montrer qu’il peut exister d’autres raisons, solutions, possibilités. Que rien n’est fermé, que tout peut évoluer.

Outil 3 : zénitude.

⭐️ Méditation pour enfant.

⭐️ Yoga pour enfant.

Outil 4 : des jeux, des livres.

⭐️ Les cartes des émotions (à faire soi-même si on veut).

⭐️ Le livre : La couleur des émotions.

⭐️ Une map sur les émotions (couleurs, dessins, symboles…).

Conclusions

Ainsi, écoutons nos enfants, nos adolescents aussi… Catherine Gueguen explique clairement que la maturité émotionnelle, située au niveau du cortex orbitaux frontal n’est terminée qu’à l‘âge de 26 ans

Cela nous laisse du temps.

Donnons à nos enfants la permission d’exprimer leurs émotions, de se libérer de ces tensions, d’être eux !

Soyons de vrais exemples, plein d’humanité

Ayons confiance en nous, tolérons nos erreurs, excusons-nous et avançons avec la force du coeur.

Le coeur est notre plus belle intelligence, écoutons-le ! Suivons-le !

Je finirai sur ces mots de Janusz Korczak :

« Vous dites :

c’est fatiguant de fréquenter les enfants.

Vous avez raison.

Vous ajoutez :

parce qu’il faut se mettre à leur niveau,

se baisser, s’incliner, se courber, se faire petit.

Là, vous avez tort.

Ce n’est pas cela qui fatigue le plus.

C’est plutôt le fait d’être obligé de s’élever

Jusqu’à la hauteur de leurs sentiments.

De s’étirer, de s’allonger, de se hisser

sur la pointe des pieds.

Pour ne pas les blesser. »

Merci.

Prenez soin de vous, et n’oubliez pas, vivez la vie que vous voulez.

Bibliographie :

Les lois naturelles de l’enfant de Céline Alvarez

Au coeur des émotions de l’enfant d’Isabelle Filliozat

J’ai tout essayé d’Isabelle Filliozat

Il n’y a pas de parents parfaits d’Isabelle Filliozat

Vivre heureux avec son enfant de Catherine Gueguen

Sitographie :

Observatoire de la Violence Éducative Ordinaire


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