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L’imposteur dans notre bonheur

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Ou comment vivre avec le syndrome de l’imposteur qui hante notre quotidien ?

Introduction

C’est à la fin des années 70, que deux psychologues américaines : Pauline Rose Clance et Suzanne A. Imes évoque le syndrome de l’imposteur.

Pour elles, ce syndrome touche au moins une fois entre 60 et 70 % de la population.

C’est un système de pensées bien rôdé par notre cerveau, qui nous met dans un état d’inconfort, de doute et même d’anxiété.

Bien sûr, il y a des degrés de gravité ou d’intensité selon les personnes

Après, ne soyez pas apeuré par le mot syndrome ( que les deux psychologues regrettent d’avoir utilisé), car en réalité, il s’agit plus d’un mécanisme psychologique, d’un diagnostic d’expérience, qui révèle simplement un système de pensées et de croyances.

On peut évoluer !

Alors, Tartuffe ou pas ?

La voix de l’imposteur

L’Homme qui se murmurait à lui-même

Je suis certaine, que vous avez déjà entendu résonner en vous ce genre de phrases :

✖️ « Non mais, je ne suis pas du tout légitime »

✖️ « Je ne suis pas à la hauteur »

✖️ « Quand ils vont s’apercevoir de mon incompétence, ça va être terrible »

✖️ « Je ne vais pas pouvoir faire face, et je suis le-la seul-e à le savoir »

✖️ « En fait, je suis un-e menteur-se, j’ai menti à tout le monde, et personne ne le voit »

Cette petite voix vous dit que vous n’êtes ni à la hauteur, ni à votre place, et qui génère en vous de l’inquiétude.

Car, d’un instant à l’autre “on” va s’apercevoir de cette farce, et ce sera affreux.

Vous tomberez dans la honte, l’échec, le rejet et même la ruine !

D’ailleurs, comment n’est-ce pas arrivé avant ?

Et bien bravo, nous sommes en pleine expérience de l’imposteur !

“Céki” cet imposteur ?

Ce système de croyances montre une inadéquation entre nous, et qui on est.

On a un beau poste, ou une belle réussite, sauf qu’on ne comprend pas pourquoi

On a l’impression de ne pas le mériter, de ne pas être à notre place.

Parfois, cela entraîne un surplus de travail, on bosse 10 000 fois plus, pour gagner en méritocratie.

C’est également l’image que les autres ont de nous (travail, responsabilités, famille amis…), qui va à l‘encontre de notre propre regard.

Puis, aussi, la validation qu’on reçoit, la confiance qu’ils nous font. On ne comprend pas pourquoi !

Dans ce schéma se colle des sentiments de peur, culpabilité, honte, rejet, anxiété, et déception.

Et c’est douloureux à vivre !

La problématique tient sur notre incapacité qu’on a de se sentir acteur des résultats crées par nous-mêmes.

On croit qu’on n’est pas à la hauteur, et que nos réussites tiennent sur un “coup de chance“.

A cela peut s’ajouter les comparaisons, car souvent, on imagine que les gens qui réussissent, et qui eux sont vraiment à la hauteur, ne doutent jamais !

Paradoxal, non ?!

Le pire dans cette habitude de pensées, est dans le fait que l’on se persuade que ces pensées sont VRAIES et JUSTIFIEES, puisqu’on doute et on ne se sent pas à notre place !

Sacré cercle vicieux !

Un cerveau réticent

Notre cerveau, lorsqu’on évolue, peut se sentir en danger, et enclencher des peurs et doutes, car, d’une certaine façon, on sort de notre zone de confort.

Et tout changement fait peur, surtout si c’est pour devenir quelqu’un qui sait ! ^^

D’où l’arrivée du syndrome de l’imposteur, façon de fuir et d’être dans une stratégie d’évitement.

Notre cerveau a compris, et il veut, d’une certaine façon, nous protéger (puisque c’est notre système de croyances), en nous poussant vers une attitude de repli.

On se cache, on s’empêche de voir la réalité.

Et c’est contreproductif !

Toutefois, notre cerveau est malléable, côté positif !

Comment palier à ce mouvement de nos pensées ?

Des remèdes stratégiques

Avec un cerveau “taquin ” et toujours en mouvement, il faut se montrer stratège.

Méthode 1 : aller à revers de ces pensées

Lister toutes nos pensées liées au syndrome de l’imposteur.

Engager une discussion avec elles ! C’est-à-dire, les observer et les questionner !

Par exemple, on me propose un poste de responsable pédagogique, et ainsi de gérer une équipe de professeurs …

✖️Est-ce que j’ai la compétence d’être/de faire…fonctionner un groupe … cela peut être manager, fédérer, mettre en place des projets …

Après, à vous de décliner selon votre cas.

✖️ Cette compétence peut-elle être développée ?

✖️Est-ce qu’elle est utile ?

✖️Est-ce qu’il y a d’autres possibilités ?

✖️ Dans quelle direction aller pour apprendre ?

✖️Quelles stratégies à développer ?

➡️ L’objectif est de voir ce que l’on fait de ces pensées ?

Est-ce que je décide de les croire ?…

Et je retombe dans mes vieux schémas

Ou, est-ce que je m’en sers pour apprendre, et en faire un point de départ à ma croissance, et à ma réussite ?

Soyons lucides, on apprend toute notre vie.^^

L’idéal est de s’entourer de personnes ressources positives, bienveillantes et compétentes !

On a le droit de ne pas tout savoir, de ne pas tout maîtriser !

Méthode 2 : 5 questions clefs

➡️ L’objectif c’est de prendre confiance en soi, d’être juste envers soi-même et d’être réaliste sur sa valeur.

✖️Qu’est-ce qui me rend unique ?

✖️ Quels sont mes principaux talents ?

✖️Mon travail est en lien avec ce talent ?

✖️Mon travail est-il cohérent avec mes valeurs ?

✖️Quelles ont été mes dernières réussites ?

A nous de prendre l’opposé des doutes envoyés par notre mécanisme d’imposture.

Et d’avoir ce regard positif sur nous !

Méthode 3 : écrire une lettre

➡️ L’objectif est de recueillir, auprès de personnes de confiance, des informations précieuses (forces/faiblesses) sur nous, pour nous aider à évoluer et comprendre.

1️⃣ Ecrire un mail/lettre à l’égard plusieurs personnes de votre entourage, et de confiance

2️⃣ Demander aux destinataires d’indiquer les trois domaines dans lesquels il vous voit progresser, et vos trois principales qualités.

C’est toujours intéressant de lire comment les autres nous perçoivent …

Bien sûr, on demande à des personnes bienveillantes et sincères à notre égard !

Conclusion

Ainsi, ce syndrome de l’imposteur affecte surtout, semble-t-il, la population française.

Il y a dans notre système, un phénomène très “franchouillard” qui consiste à ne pas valoriser, pas se mettre en valeur, faire profil bas si nous avons une promotion… je généralise, ou pas …^^

Ce manque de confiance nous empêche d’explorer et d’exploiter notre plein potentiel ! …

Et il touche tout le monde ! (ok pas que les français…^^)

Peu importe, le genre, la religion, la culture, ou le pays auxquels nous appartenons.

Cassons ces canevas, reprenons le chemin de nos qualités, en restant modestes, bien sûr^^.

Soyons fiers de nous et de nos capacités.

Soyons curieux, et osons exprimer notre désir d’apprendre et de comprendre !

Et si nous expérimentions la joie d’être bienveillants envers nous-mêmes.

Prenez soin de vous. Et n’oubliez pas, vivez la vie que vous voulez.

Sitographie :

Site du docteur Pauline Rose Clance

Test de Pauline Rose Clance, penserchanger.com


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