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Ma dose virtuelle de bonheur

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Ou comment sombrer dans l’univers addictif des réseaux sociaux ?

Introduction

Ils s’immiscent dans nos vies.

Ils deviennent une routine, une habitude, un indispensable.

Ils sont, parfois, la première et la dernière chose avec laquelle tu as contact au réveil et au coucher.

Ils accaparent tes moments de pause.

Ils prennent le dessus sur tes relations sociales.

Ils te surveillent et connaissent tout de toi.

Ils gèrent tes émotions.

Ils organisent ton planning.

Ils pourraient presque choisir le lieu de tes vacances.

Ils touchent tout le monde, toutes les générations, tous les milieux

Ils sont partout, et surtout ils sont toujours avec toi et sur toi !

Envahisseurs discrets au début, ils progressent fourbement dans ton cerveau, pour peu à peu t’enfermer et te soumettre.

Tu te défends, clamant que tu peux très bien t’en passer… Que tu n’as pas besoin d’eux

Pourtant, tu y reviens encore et toujours, la dépendance est là, ils ont gagné !

Ils” vous l’aurez compris, c’est ce maelström de RESEAUX SOCIAUX VIRTUELS.

De Snapchat à Facebook en passant par Instagram, ou encore d’autres applications (CandyCrusch, Tinder, You Tube, Twitter, Tik Tok, Pinterest), ces réseaux sociaux ont gagné leur pari machiavélique, en nous rendant addicts, accros, ou dépendants d’eux.

Chronophage, ou vrai fléau, cette “cybertoile“, peut aussi s’avérer dangereuse.

Mais, un sevrage existe !

Quand le virtuel prend le pas sur le réel

Les réseaux sociaux sont plus que jamais à la mode, et surtout de nouvelles plateformes apparaissent régulièrement, agitant toujours plus notre convoitise !

Constat : un fléau

Nous sommes nombreux à posséder un compte Facebook, Instagram, TikTok, ou autres.

En tout cas une chose est sûre, que l’on soit enfant, ado, adulte ou ancien, nous surfons tous aisément sur la toile.

Cette technologie grisante, nous offre tous les possibles !

Besoin d’un renseignement pour un devoir de français :

✅ Internet (google).

Besoin d’avoir des nouvelles de notre pote en Nouvelle-Zélande :

✅ Internet (Facebook, What App).

Besoin d’une recette pour le fondant chocolat :

✅ Pinterest.

Besoin de rire, une vidéo sur les meilleures chutes :

✅ You Tube.

Besoin de faire une rencontre sympa de célibataire :

✅ Tinder.

Besoin de savoir si nos ami-es sont toujours nos ami-es :

✅ Snapchat.

Besoin de se prouver qu’on fait les plus belles photos :

✅ Instagram.

Besoin de passer le temps, car on s’ennuie :

✅ CandyCrush.

Besoin de commenter un événement, en mode # ma meilleure analyse :

✅,Twitter.

Et la cyberdépendance est là !

Le souci, c’est qu’on n’imagine pas toujours les dangers et les risques, et que l’on ne perçoit que la “gentille” partie immergée de l’iceberg.

Sauf que dessous, en profondeur, la traque a commencé depuis bien longtemps.

Les conséquences

Un compte Facebook et on sait tout de vous.

Une recherche sur Google, et l’algorithme a ciblé vos besoins.

Les risques sont réels.

Car, que l’on vous envoie un petit encart publicitaire avec les chaussures que vous convoitez, ça passe, mais malheureusement, internet révèle aussi un côté obscur, et lourd de conséquences.

Selon une étude du CNIL, 48 % des 8-17 ans ont un compte Facebook, et 73 % se connectent seuls

Et sur Internet, on trouve tout

Outre le côté chronophage, les jeunes et les ados peuvent devenir des victimes (ou des bourreaux selon les cas), et entrer dans un système dangereux pour leur santé psychologique.

La revue médicale américaine JAMA Psychiatry a expliqué (après étude) que plus de 3 heures par jour d’exposition aux réseaux sociaux, pouvait développer chez les ados du mal-être, un sentiment d’insatisfaction, de culpabilité et des dépressions.

Pour étayer cette étude, je vous laisse observer les dessins en dessous :

Des traumatismes visuels

Il y a aussi le risque de voir des contenus choquants.

Le côté visuel de ces réseaux ouvrent sur des images/photos sans filtre.

Attention aux conséquences.

D’autres dangers existent, comme la sur-exposition de l’intimité, qui peut entraîner des moqueries, des insultes, du harcèlement, et par conséquent un sentiment de honte, de peur, de dépression et de dévalorisation.

Je pense en particulier aux jeunes filles qui postent des photos d’elles, parfois dénudées ou suggestives, et qui forcément attirent de la malveillance et de la perversité.

La porte s’ouvre à des contacts indésirables : pédophilie, homophobie, racisme, violence verbale, harcèlement, ou agression sexuelle.

Les enfants et les ados sont vulnérables face à tout cela, et deviennent rapidement des proies faciles !

Parce que nos jeunes restent naïfs, et au final sont très peu avertis de ces menaces.

Bien sûr, on trouve également des arnaques, des risques de vol d’identité, voire même le sentiment de jalousie exacerbé dans les couples.

Après cet inventaire très sombre, je vous l’accorde, je n’oublie pas le côté positif de certains réseaux sociaux, qui sont aussi une jolie extension de notre vie sociale (avoir des nouvelles de nos proches éloignés, travailler en groupe, rencontrer de nouvelles personnes, partager des idées, être solidaire pour les causes humanitaires…), et l’accès à des connaissances innombrables.

Question de dosage !?

Pourquoi sommes-nous si accro ?

Parce que quand même, nous sommes de plus en plus informés et conscients des effets nocifs de cet internet, et pourtant rien ne change !

On reste dépendant ! ?

Le secret de la dopamine

La dopamine est la molécule du plaisir !

Je vous renvoie d’ailleurs à mon article sur : Des émotions aux sentiments, moteurs ou freins au bonheur, où j’en parle.

En tant qu’être humain, nous sommes en recherche constante de plaisir, de quête d’approbation, d’appartenance à un groupe, de validation, d’estime de soi et de récompense.

Quand on touche à ces domaines de manière positive, notre cerveau sécrète de la dopamine, et donc du PLAISIR !

Et ça, on adore !

C’est ce que l’ethnologue Marcel MAUSS explique sous le terme de récompense et d’échange.

Lorsqu’on échange et qu’on a une récompense au bout : “Yeah”, on est content !

Albert BANDURA, psychologue, démontre également la joie (plaisir=dopamine) pour un être humain de pouvoir s’identifier, théorie de la comparaison sociale, à une personne que l’on admire.

Cela rassure et augmente l’estime de soi.

Les influenceurs… ça vous parle ? ^^

Quant à B.J FOGG, chercheur en neurosciences, il insiste sur notre besoin de validation sociale.

C’est l’étude de la captologie, qui lie nos comportements à trois éléments : la motivation (se montrer et être aimé), la capacité d’entreprendre et le déclencheur (une forme de fébrilité avant de faire, proche de l’anxiété).

Et là, ma révélation : B.J. FOGG a été le professeur du fondateur d’Instagram… étonnant ? ! ^^

La science au service des Réseaux Sociaux

Tout devient logique !

Instagram, par exemple, a su mettre en place dans l’inconscient des utilisateurs, cette volonté d’être aimé (like), d’être reconnu (abonnés) et de faire partie d’un groupe (s’abonner en retour et toujours plus de likes).

Nous sommes bien dans la captologie et la théorie de la comparaison sociale.

Et qui dit captologie, dit recherche de dopamine, et dépendance !

Exactement le même système pour Snapchat, où ils ont encore été plus machiavéliques !

Pas de “like”, pas de risque de rejet

Par contre, l’invention des “flammes” qui t’oblige à une fidélité et régularité dans l’utilisation de l’application.

En effet, si pas de “flamme“, tu es en mode perte, et ils jouent sur cette peur de perdre et d’être à l’écart ou oublié.

En conséquence, les ados (dont le lobe orbito-frontal est encore en développement, consultez mes articles: Les enfants et leurs émotions, bonheur ou pas, et La pédagogie du bonheur, ou pas… pour plus d’informations) sont à fond, avec des émotions disproportionnées, qui provoquent une addiction, et une routine intégrer à leur vie… côté presque vital.

Comment sortir de ce virtuel ?

Mon premier conseil serait de dialoguer avec l’enfant, l’ado ou l’adulte (car pas d’hypocrisie, les grands sont aussi dépendants que les petits).

L’important étant d’expliquer et d‘informer sur les risques des réseaux sociaux, et de réfléchir sur un moyen de les utiliser avec modération.

Pourquoi ne pas faire des recherches ensembles, et élaborer une charte avec des règles précises, ou une map ! Dans laquelle on intègre des couleurs, des symboles et aussi des renseignements.

L’idée étant d‘avertir, sans apeurer, mais d’être très clair avec les risques (harcèlement, sexe…).

En profiter pour parler également de l’hygiène de vie, avec l’importance du sommeil, et l’arrêt des écrans le soir pour laisser notre cerveau se reposer vraiment.

Trouver une place familiale pour ranger (et laisser) nos téléphones, tablettes, ordinateurs.

N’oubliez pas, les enfants agissent par mimétisme, à nous de donner l’exemple.

Etre vraiment dans une volonté d’accompagnement, et un esprit bienveillant et créatif.

Lui laisser toujours porte ouverte.

Puis, pour palier à ce manque de téléphone, proposer des activités physiques en extérieur, des jeux de Société, des lectures, des sorties !

Enfin, restez bien ouvert aux échanges, sans paraître intrusif, discutez des sites, des comptes que votre enfant aime.

Un climat de sécurité et de protection doit être mis en place, l’important étant la confiance et le respect.

Conclusions

Ainsi, “liker”, “scroller”, “Twitter”, “follower”, “streaker”, “feeder” (bon, j’ai un peu arrangé à la française ^^), sont des actions bien intégrées dans nos vies.

A nous de prendre nos responsabilités, et de choisir quelle place on souhaite laisser à ces plaisirs virtuels.

Comme toujours dans mon labo, chacun son rythme, chacun ses besoins et surtout chacun sa propre expérience.

Après, j’aurais bien envie de vous lancer un défi, même si déjà fait et vu.

Si on se faisait une journée de désert virtuel ? !

Dites-moi si cela vous tente ?

A plusieurs cela peut être motivant ? ! Côté positif d’internet ! ^^

En sitographie, je vous mets plusieurs liens très instructifs sur internet et les réseaux sociaux. Des ressources à consulter sans modération ! ^^

De lettres virtuelles à l’être humain, sachons garder les pieds sur Terre, et laissons à notre imagination le bonheur de nous faire rêver. #citationblogdeleotilde#bonheur#toujoursplus#paradoxe#humour toujours.

Prenez soin de vous, et n’oubliez pas la vie que vous voulez.

Sitographie :

CNIL

Site du Ministère de l’Education Nationale, Agir Contre le Harcèlement à l’Ecole.

Txiki Festival Pays Basque

Dopamine Arte sur Youtube


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