Le Labo des curiosités

Notre mission de vie, en route vers notre bonheur

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Ou comment se focaliser sur nos points forts, nos qualités pour atteindre notre liberté de choisir notre chemin de vie ?

Introduction

« Quand je serai grand-e, je serai pompier, magicien, avocate, pâtissière, comédien, couturier, médecin, joueuse de foot, ou architecte…»

Les enfants ont souvent très tôt une idée bien précise, parfois loufoque ou inattendue, de ce qu’ils veulent être plus tard.

C’est après, en grandissant, que parfois les choses se compliquent.

Certains ont la chance d’être portés par une vocation, d’autres se perdent dans les méandres de : « ce qui est bon pour toi … un cursus classique … comme ton père … ce n’est pas un vrai métier … tu n’as pas le niveau ».

Vous savez toutes ces petites phrases toutes faites, que nous offrent notre entourage familial ou scolaire, et qui nous enferment, nous coupant de notre liberté, de notre envie première, de notre mission de vie.

Mission de vie …?

Vaste sujet, qui signifie à la fois beaucoup de choses, et à la fois, qui est très complexe à définir.

Car au final, cela veut dire quoi mission de vie ?

Notre mission de vie.

Qui suis-je ?

Question philosophique, en un sens, et pourtant tellement essentielle pour notre développement personnel et notre épanouissement.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais bien souvent, quand on fait connaissance avec une nouvelle personne, l’identité de celle-ci (après s’être nommée) réside dans ce qu’elle fait !

On donne notre profession, et à partir de là, qu’on le veuille ou non, se met en place toutes les croyances sociétales par rapport à ce métier.

” Je m’appelle Arthur, je suis éboueur “.

” Je m’appelle Tatiana, je suis dermatologue”.

” Je m’appelle Camille, je suis danseuse de pole dance”.

” Je m’appelle Fred, je suis menuisier”.

D’ailleurs, notre métier, dans l’utilisation de l’auxiliaireêtre“, définit ce que l’on EST.

Je suis mon métier.

Problème !

On devient notre travail. Sauf que pour beaucoup, leur métier, n’est pas forcément leur vocation, leur passion, et surtout n’est pas représentatif réellement de qui ils sont, de leur être.

On confond, ou on oublie, la différence entre “ce que vous voulez faire” et “ce que vous voulez être“.

Casser les codes

Or, évoquer une mission de vie, c’est trouver un sens à notre vie, un équilibre, ce qui nous rend heureux, et nous donne l’envie positive de nous lever chaque matin.

Pour notre Société, avouons-le, c’est un concept difficile à cerner et à accepter.

Très tôt, on demande, à nos enfants de choisir.

Peu, ont l’opportunité de tester plusieurs activités.

Une fois le chemin pris, il faut y rester, et si possible réussir. Car changer de voie peut être considéré comme un échec.

STOP.

Et l’expérience alors ? !

Il faut savoir redonner place à notre liberté.

Si l’on se demandait plutôt : « est-ce que c’est possible ? » au lieu de « est-ce que c’est probable ? »

Si l’on essayait de parler en phrases affirmatives.

Si l’on tentait de se valoriser plutôt que de s’auto-dénigrer sans cesse.

Dans mon article: L’intuition, le chemin du bonheur , j’ai évoqué l’importance de marcher vers notre quai originel, celui qui est connecté à notre être profond.

Nous sommes humains, il est logique que nous ayons des doutes et des peurs, et que nous ayons envie de fuir les critiques.

Notre cerveau, conditionné depuis des années (pour ne pas dire des générations), va forcément un peu résister face à ce nouveau mouvement de pensée.

Peu à peu, à nous de casser ces barrières pour atteindre notre liberté, et trouver notre mission de vie.

Des méthodes existent.

Imiter nos héros.

Lorsque j’ai lu le livre de Raphaëlle Giordano, Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, il y a un outil que j’ai adoré, et surtout adopté !

L’approche est simple et amusante.

Il suffit de réfléchir à une personne, réelle ou fictive, qui incarne des valeurs, des qualités, un physique, une posture, une sensibilité qui correspond à ce que nous aimerions être.

Au lieu de l’envier ou de la jalouser, essayons plutôt de l’imiter gentiment.

Repérons tout ce que l’on admire chez elle, ciblons les points positifs, ce qui nous attire en elle.

De cette façon, nous allons pouvoir apprendre d’elle, et donc de nous, en imaginant ce qu’elle aurait fait, ou penser dans une telle ou telle situation.

En effet, nous travaillons ainsi à étendre notre propre potentiel.

Cela peut nous surprendre !

Tout à coup, on réalise qu’à l’instar de notre exemple, nous pouvons faire des choses formidables, car nous sommes autant que cette personne.

Notre énergie change, et par ce fait notre présence.

Pendant quelques instants, nous mettons un masque, ce qui peut-être rassurant, puis peu à peu, nous sommes nous !

Finalement, cette qualité tant admirée chez l’autre, que nous avons imité, en fait, elle était en nous.

Nous avons juste osé l’exprimer, défiant nos croyances limitantes.

J’ai fait l’exercice, et il est interdit de se moquer, avec Sophie Marceau.

J’admire sa grâce de mouvement, son charisme, son charme naturel, un peu candide, mais très glamour.

N’ayant pas vraiment confiance en moi, j’ai décidé de faire du mimétisme et de me prendre pendant quelques heures pour Sophie Marceau !

Résultat : on m’a proposé un rôle !!

Je plaisante ! ^^

Cependant, j’y ai vraiment trouvé une force. Et ce jour-là, j’ai été complimentée plusieurs fois sur mon port de tête. La classe !!

Process :

1️⃣ Choisir une (ou plusieurs) personne qui vous inspire.

2️⃣ Repérer ce que vous admirez en elle (son parcours, ses convictions…).

3️⃣ Repérer vos freins (oui, on en a toujours).

4️⃣ Imiter-là.

5️⃣ Constater : qu’est-ce que j’ai ressenti, qu’est-ce que cela a changé pour moi.

Expérimentez !

C’est ludique, gratuit et sans risque (nous sommes d’accord, nous imitons de manière raisonnée, avec du bon sens, pas dans l’excès : je ne fais pas un grand écart facial comme Jean Claude Van Damme alors que je ne suis pas entraîné-e !!).

L’ikigaï

C’est une philosophie de vie japonaise qui nous permet de trouver un sens à notre vie, elle vient de l’île d’Okinawa réputée pour sa longévité.

Ce concept est depuis quelques temps très couru.

En français, ikigai se traduit par “raison d’être” et “joie de vivre“.

Faire son ikigai, c’est débuter un travail d’introspection, qui peut être plus ou moins long.

Pour ce faire, il existe un système en 4 cercles qui nous guide dans notre réflexion.

Ce schéma a été exploré par Marc Winn en 2014.

Je vous mets un exemplaire à télécharger juste en dessous ⬇️.

Libre à vous de le dessiner et d’y mettre votre touche personnelle, il y a plein d’exemples sur Pinterest.

L’objectif, remplir ces cercles en répondant à plusieurs questions :

1️⃣ Qu’est-ce que j’aime faire dans la vie ?

2️⃣ Dans quels domaines suis-je doué-e ? reconnu-e ? expert-e ?

3️⃣ Qu’est-ce qui me fait vivre au quotidien financièrement parlant ?

4️⃣ Pourquoi le monde a-t-il besoin de moi ?

5️⃣ Comment puis-je contribuer à l’intérêt général ?

A l’intersection de ces 4 cercles, on trouve : la passion, la mission, la vocation et la profession.

Au coeur de cette rosace se trouve l’ikigai, la révélation suprême.

Ce qui nous donne une belle raison d’être, et de nous lever chaque matin un sourire aux lèvres.

Après, ce concept doit se lire sur du long terme et surtout sur une volonté de découverte de soi et d’évolution. Il est toujours en mouvement, comme nous.

Bien sûr, cette méthode peut faire surgir des peurs, comme tout changement.

A nous, de prendre les choses pas à pas, il est évident que nous ne pouvons pas bouleverser toute notre vie en un claquement de doigts.

Cependant, nous pouvons avancer doucement.

Faisons-nous confiance !

Conclusion

Ainsi, entre mimétisme, introspection et prise de conscience, trouver sa mission de vie est un merveilleux chemin où tout est possible, selon son rythme, ses envies et sa volonté.

On peut choisir d’évoluer et de réfléchir, tout comme on peut rester tranquille et se laisser bercer par la vie.

A chacun sa liberté d’être.

Je vous laisse expérimenter ces deux outils !

Je finirais par les mots de Simone de Beauvoir :

« J’accepte la grande aventure d’être moi ».

C’est le plus beau cadeau que nous puissions nous faire.

Je suis impatiente de lire vos retours.

Prenez-soins de vous, et n’oubliez pas, vivez la vie que vous voulez.

Bibliographie:

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano.

Trouver son Ikigaï de Christie Vanbremeersch.

Mon cahier Ikigaï de Anne-Sophie Brianceau et Isabelle Maroger.

Par volonté d’honnêteté et de transparence, sachez que je touche une petite commission si vous passez par ces liens Amazon, cela m’aide juste à entretenir ce blog. Merci fort si vous les faites!


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